Les cultures de mais OGM contaminent par leur pollen les récoltes des abeilles. Les cultures voisines de maïs sont également polluées et le taux de contamination ne peut que progresser d’années en années. Cette situation risque de condamner les productions Bio ne voulant pas d’OGM. C’est ainsi une grave atteinte à la liberté d’entreprendre. . |
Film réalisé par Marc Peyronnard |
* CE QUE L'ON CHERCHE A NOUS FAIRE AVALER * |

LES PLANTES MEDICAMENTS : UN DESASTRE EN PREPARATION ******* CHAMP DE MAÏS TRANSGENIQUE A DESTINATION PHARMACEUTIQUE Tous les chercheurs n'ont pas perdu la tête ! Par D. Belpomme, cancérologue ARTAC ; J.-P. Berlan, directeur de recherche INRA ; G. Branlard, chercheur INRA ; A. Jacquard, professeur de génétique ; F. Jacquemart, médecin-biologiste ; L. Le Goff, médecin, mission biotechnologies FNE ; J.-M. Pelt, professeur émérite de l'université de Metz ; C. Seureau, enseignant-chercheur honoraire de l'université Paris-6 ; G.-E. Séralini, professeur de l'université de Caen ; J. Testart, directeur recherche INSERM ; Ch. Vélot, enseignant-chercheur, université Paris-Sud. ******* LE RAPPORT DU Dr VELOT sur le projet de la Société Meristem Therapeutics
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Action anti-OGM du samedi 25 septembre dans la Vienne
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| Lettre ouverte à Monsieur Jacques Chirac, |
| à propos de René Riesel et José Bové, |
| prisonniers politiques français. (novembre 2002)
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| Monsieur le Président de la République, La justice vient d'emprisonner José Bové et René Riesel pour destruction de plants OGM. Elle vient ainsi de démontrer son inaptitude à appréhender correctement les graves problèmes que posent aujourd'hui les biotechnologies. Elle vient également se placer à contre-sens de l'Histoire. L'avenir donnera raison à ceux que notre pays vient de réduire au silence. Mais faut-il pour cela attendre le constat tardif d'un sinistre génétique irréversible ? Assurément non ! L'avenir se construisant au présent, il est temps d'effectuer de sérieuses mises au point. José Bové et ses compagnons disent avoir agi en état de nécessité, pour prévenir notre société d'un danger imminent. Si l'accusation a balayé cet argument d'un revers de manche et sans explication, celui-ci n'en reste pas moins vrai. Un OGM, que l'on devrait plus justement appeler chimère génétique, est un organisme vivant doté d'une fertilité identique à ses homologues non génétiquement manipulés. Cela signifie que, comme tout ce qui croît et se multiplie sur notre terre, ces organismes manifestent une forte propension à coloniser les milieux naturels en répandant les altérations engendrées en laboratoire. La fertilité du vivant est vieille comme le monde, n'est-ce pas ? Depuis l'arrivée des OGM, on se met soudain à douter d'une telle évidence : on fait appel à de très sérieux comités d'experts qui planchent laborieusement sur cette question. Les responsables politiques et la grande distribution ont proposé de mettre en place des filières séparées : l'une avec probablement beaucoup d'OGM, l'autre en contenant éventuellement un peu selon un seuil qui reste à définir. Cette séparation des matières premières agricoles serait accompagnée de réglementations instaurant la traçabilité des OGM dans les aliments. Le consommateur serait ainsi, dit-on, en mesure de choisir une nourriture sans OGM. La levée, d'ici quelques mois, du moratoire actuel sur les cultures transgéniques par le gouvernement français est suspendue à la mise en place de cette traçabilité. Monsieur le Président, tout ceci n'est qu'une tromperie destinée à canaliser l'opinion de nos concitoyens ! En matière d'OGM, les filières séparées et la traçabilité sont des fantasmagories, des mesures qui deviendront obsolètes en l'espace de quelques années. Les mots-clés qui caractérisent le mieux les conséquences liées au développement des chimères génétiques sont ceux de contamination et d'irréversibilité. La Commission européenne, très favorable aux OGM, a néanmoins les idées très claires sur ce point. Un rapport confidentiel[1] de ses propres services, que l'association Greenpeace s'est empressée de rendre public, démontre que la coexistence des agricultures existantes (conventionnelle ou biologique) et la culture des OGM est impossible. Ce rapport qualifie la mise en place de filières séparées de " scénario irréaliste ". Les chimères génétiques sont le fruit d'une technologie totalitaire dont la mise en œuvre n'admet pas de demi-mesures. Obtenir une prise de position " équilibrée " de la part du public sur ce sujet est le vœu pieux des technocrates ; doux rêve... Nous sommes placés, quoi qu'en disent nos apprentis-sorciers, devant un choix binaire et définitif : opter pour une agriculture tout OGM avec son lot de conséquences - disparition du bio, une agriculture aux mains des multinationales du " vivant ", une nature confisquée par les brevets - ou bien le rejet pur et simple de cette technologie politiquement inacceptable. Les bribes de débat public qui ont eu lieu ici et là ont habillé la question d'une apparente complexité. Celle-ci a contribué à entretenir le flou dans l'esprit du public. Les défenseurs des biotechnologies ont volontairement brouillé les pistes en qualifiant leurs opposants d'obscurantistes et en laissant croire que les risques n'étaient que supposés. Néanmoins, la réalité est là, incontournable. Elle nous apprend que des contaminations ont déjà lieu et que des procès se multiplient actuellement Outre-Atlantique. Le continent américain nous offre aujourd'hui, en effet, un terrain d'observation de premier choix à partir duquel il serait bon de tirer toutes les conséquences pour la France et l'Europe. Nous y observons des milliers d'agriculteurs bio, en grand péril d'abandonner leur activité, ne pouvant plus respecter leur cahier des charges. Nous voyons, au Canada, des agriculteurs dont les champs ont été contaminés, traînés devant la justice par les firmes de biotechnologies, pour utilisation frauduleuse de semences transgéniques. Nous constatons, aux Etats-Unis, que la culture d'un soja transgénique résistant aux herbicides conduit à une utilisation accrue de désherbants qui peut aller jusqu'à dix fois la quantité utilisée auparavant[2] . Le Mexique, considéré jusqu'ici comme le berceau originel des espèces sauvage de maïs, est en passe de voir disparaître ce statut pour cause de contamination par le maïs de la firme Monsanto. Et pour clore cette liste non exhaustive, un rapport de la Soil Association[3] nous indique que six ans de cultures transgéniques au Canada et aux Etats-Unis se soldent par un véritable fiasco du point de vue économique. Si, dans leurs stratégies commerciales, les firmes multinationales comptent avoir les européens à l'usure, elles n'ont pas attendu pour commencer à s'annexer les agricultures des pays en voie de développement. Combien de temps jouerons-nous encore les aveugles pour ne pas prendre les décisions qui s'imposent ? Nous souffrons encore, dans notre pays, du syndrome Tchernobyl : si les nuages radioactifs s'arrêtent à nos frontières, pourquoi les OGM ne s'arrêteraient-ils pas à la lisière de leurs champs d'origine ? Les assureurs, contrairement aux politiques, ne s'y trompent pas. A ce jour, aucun d'eux n'est disposé à couvrir le risque transgénique. Ceux que la justice vient d'incarcérer ont payé très cher de leur personne pour avoir tenté d'instaurer un débat que de très puissants lobbies ont voulu escamoter. Nous pouvons qualifier leurs interventions d'actes de bravoure. L'Histoire leur rendra très certainement hommage pour avoir fait évoluer le droit en faveur du bien collectif. Notre pays, dans un élan avant-gardiste, l'a sans doute bien perçu en leur offrant un séjour inoubliable de quatorze mois, nourriture et hébergement compris. Monsieur le Président, il est de votre devoir de Chef d'Etat et de celui du gouvernement de prévenir la société française de tout sinistre génétique à venir tant pour ses conséquences environnementales que sociales. Une levée du moratoire actuel sur les cultures OGM, sous prétexte de traçabilité et d'étiquetage reviendrait, pour les raisons indiquées plus haut, à livrer toute l'agriculture et l'alimentation à quelques multinationales. Dès lors nous aurions une nature brevetée, une agriculture dévastée, une citoyenneté hypothéquée et l'impression amère de n'avoir plus que des marchands en guise d'hommes politiques. Ainsi, Monsieur le Président, nous aimerions que vous manifestiez à nouveau la fermeté et l'esprit de résistance dont vous avez magistralement fait preuve face aux pressions américaines pendant la crise irakienne. A l'égard du citoyen, la fin du moratoire s'apparenterait à un acte de trahison.
[1] « Scenarios for co-existence of genetically modified, conventional and organic crops in European agriculture », Mai 2002, E.C. Joint Research Centre. [2] « La guerre au vivant », Jean-Pierre Berlan, Paul Lannoye, Suzanne Pons, Gilles-Eric Séralini, Agone Editeur, 2001. [3] La Soil Association, fédération des agriculteurs biologiques en Grande-Bretagne, s'est basée sur les données du Département américain de l'agriculture (USDA) et sur des études indépendantes. [4] Les autorisations «génériques» délivrées par le ministère de l'Agriculture «pour X hectares et X années» sont... illégales. Depuis deux ans, la France n'a, en effet, pas intégré la nouvelle directive européenne sur les OGM de 2001, plus restrictive, qui prévoit un examen au cas par cas du «milieu récepteur» des essais en plein champ.
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